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mardi 27 décembre 2011

Carlos Ruiz Zafon : LE PRINCE DE LA BRUME, Robert Laffont, 2011


Un livre comme ceux que j'aimais lire lorsque j'étais petite : de jeunes héros, de l'amitié, des mystères, des énigmes, des personnages inquiétants et fantastiques. Il y a longtemps que je n'en ai pas lu, et je me rends compte que j'aime toujours autant la fraîcheur et la naïveté de ces écrits de et pour la jeunesse.

Il faut dire que Carlos Ruiz Zafon excelle dans l'art de la mise en place des personnages et dans celui de nous tenir en haleine par un "scenario" bien ficelé. 

Il s'agit de son premier roman publié, en 1992, dans une édition destinée aux adolescents. On y retrouve déjà les prémisses de tout ce qui m'a ravie à la lecture de L'ombre du vent. 

"Avant de plonger, il échangea un dernier regard avec Alicia. Sur le visage de sa soeur se lisait clairement la lutte entre la volonté de sauver Roland et la panique de voir son frère connaître le même sort. Avant que le bon sens ne les en dissuade tous les deux, Max s'enfonça das les eaux cristallines de la baie. Sous ses pieds, la coque de l'Orphéus s'étendait jusqu'à ce que la vision se trouble. "

Un très bon moment de lecture. 

mercredi 1 septembre 2010

Carlos Ruiz Zafon : L'OMBRE DU VENT, Ed. Grasset, 2004


Un homme emmène son jeune fils, Daniel, au Cimetière des Livres Oubliés pour qu'il y choisisse un livre et qu'il le garde comme un ami. Désormais, Daniel n'aura de cesse d'en retrouver son auteur maudit et disparu. 

Une initiation à la littérature, une découverte de l'amour, une enquête à la recherche d'un auteur perdu, un hymne à l'amour paternel, à l'amour éternel et à l'amitié. Tous les ingrédients d'un vrai roman sont présents et qui plus est, agencés dans une construction magistrale, faite de parallèles entre la vie et les amours des deux héros, d'un entrelacs d'éléments permettant de maintenir le suspens, pour déboucher, avec un certain culot, je dois dire, sur la récapitulation et la narration chronologique des événements qui ont constitué la trame l'intrigue. 

Carlos Ruis Zafon,  nous donne d'ailleurs lui-même la définition de ce qui, pour lui, est un vrai roman : 

"A mesure que j'avançais, la structure du récit commença de me rappeler une de ces poupées russes qui contiennent, quand on les ouvre, d'innombrables répliques d'elles-mêmes, de plus en plus petites. Pas à pas, le récit se démultipliait en mille histoires, comme s'il était entré dans une galerie des glaces o?u son identité se scindait en des douzaines de reflets différents qui , pourtant, étaient toujours le même." 

J'ai dévoré ce livre, avec le même plaisir que j'avais eu à lire le "Comte de Monte-Cristo". J'ai été intéressée par le cadre et l'époque - la Barcelone de l'après guerre civile - j'ai aimé les personnages et j'ai été séduite par cet univers de bibliothèques, de librairies, et de maisons d'édition. 

"Quand une bibliothèque disparaît, quand un livre se perd dans l'oubli, nous qui connaissons cet endroit et en sommes les gardiens, nous faisons en sorte qu'il arrive ici. Dans ce lieu, les livres dont personne ne se souvient, qui se sont évanouis avec le temps, continuent de vivre en attendant de parvenir un jour entre les mains d'un nouveau lecteur, d'atteindre un nouvel esprit. Dans la boutique, nous vendons et achetons les livres, mais en réalité ils n'ont pas de maîtres. Chaque ouvrage que tu vois ici a été le meilleur ami de quelqu'un."